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Mehdi Mahfoudh (Poète) Mehdi Mahfoudh est né en 1971, médecin de profession il est poète dans l’âme. Nous ne savons pas depuis quand il écrit, depuis toujours probablement. Ce que nous savons par contre c’est qu’il a commencé à éditer ses poèmes en 2002. Un premier Recueil intitulé « Mes Maux Par Mes Mots », paru aux éditions JMS en Mai 2002 donne le ton : Mehdi Mahfoudh écrit avec les tripes comme on dit. Depuis ça n’arrête pas, au rythme d’un recueil par an notre poète ne cesse de se questionner et de nous questionner sur notre condition humaine sur nos peurs et nos passions sur nos chaînes et nos faux semblants, « Z », aux éditions JMS en Décembre 2003, « Tendrement… », aux éditions JMS en Janvier 2004, « Intoxication poétique », aux éditions JMS en Mai 2005, son dernier opus « PRIORITAIRE » à paraître ce soir même. Mehdi Mahfoudh ne se contente pas d’écrire, il pousse l’audace jusqu’à aller sur scène et clamer ses mots devant le public. Sur scène il nous tend un miroir, serons-nous nous y voir ? Nous ne pourrons pas faire le tour de ce personnage complexe et mystérieux mais laissons une autre femme de l’autre rive de notre méditerranée nous dire ce qu’elle en pense. Claude Sarraute a écrit la préface de « PRIORITAIRE » en voilà un extrait : Je suis une femme. Mes cheveux ont blanchi sur la noirceur des pages que mes yeux usés ont goulûment dévorés au fil des années, de si langues années… Je suis une femme, et la plume d’un homme m’émeut toujours, comme transportée par un vent étrange, une brise masculine au-delà des mots et des syntaxes, des sémantiques et des lexiques. .. La plume d’un homme est un enchantement, une décharge d’adrénaline à travers des lettres si savamment agencées, à travers des rimes si habillement ordonnancées. La plume d’un homme est un fantasme, presque érotique, une chimère à la limite du charnel, un rêve bravant les interdits et détruisant cette frontière invisible entre le mâle et la femelle, entre la douleur et la jouissance, entre nos différences et nos fusions… Si j’étais une plume, je serais la plume d’un homme… J’ai tatoué, avec une plume en or, sur ma vieille peau fripée, froissée par les marques impitoyables du temps qui passe, un aigle aux ailes ouvertes, déployée dans un ciel de chaire, ses griffes agrippaient une liberté imperceptible dans les airs d’une éternité impossible. Cette plume en or a écrit, avec la fraîcheur d’une méditerranée mystérieuse et l’amour d’un cœur d’enfant une longue lettre, postée en « Prioritaire ». Mehdi Mahfoudh nous présente son cinquième recueil de poésie « Prioritaire » comme une lettre à lire en toute urgence, parce que le temps presse, ce temps qui passe si vite, parfois même trop vite… J’ai découvert une dualité secrète et furtive dans la personnalité de ce jeune médecin qui manie la plume aussi admirablement que le scalpel. Je ne suis pas une experte des préfaces, j’écris avec la crainte de ne pas vous dévoiler tout ce que mon cœur ressent tant il bouillonne d’admiration et d’amour pour cette plume merveilleuse et pour cette poésie prodigieuse d’une incroyable douceur. Alors je conclurai sur cette note sincère que non pas mes mains tremblantes consignes, mais que mon cœur écrit : si j’étais une plume, je serais la plume de Mehdi Mahfoudh.
Claude Sarraute. Paris 12.07.2007 |